Lindsay Lohan l'enfant terrible d'Hollywood

Texte: 30° Degrés Magazine: Catherine Cochard | Photo: ©2010 Sony Pictures Releasing GmbH

Lindsay Lohan l'enfant terrible d'Hollywwod Après avoir défrayé la chronique, l’actrice américaine revient au grand écran dans «Machete», film d’action coréalisé par Robert Rodriguez et Ethan Maniquis, avant d’incarner la star du X Linda Lovelace dans «Inferno».

Il y a quelque chose de résolument tragique dans la carrière de l’actrice Lindsay Lohan. Tragique, parce que très tôt la comédienne n’a plus pu échapper aux caméras. Celles devant lesquelles elle exerce son métier, mais aussi celles hors-champ qui scrutent les écarts et les sorties de route de la post-adolescente de bientôt 25 ans. Une surexposition à laquelle la comédienne participe en postant des cli-chés d’elle sur son compte Twitter. De toute façon, que pourrait-elle encore avoir à offrir ou cacher au public?

A 3 ANS DEJA

Lindsay Lohan est l’aînée d’une famille new-yorkaise d’origine italo-irlandaise de quatre enfants. Dina, sa mère, est danseuse, puis s’illustre dans des feuilletons. Quant à Michael, son père, il est un habitué du petit écran, puisqu’il s’est fait connaître dans le soap opera «As The World Turns», diffusé aux Etats-Unis durant 53 ans.

Enfant de la télé, Lindsay commence sa carrière à 3 ans en tournant des publicités. Suivent diverses productions Disney. Dès 2004, elle se diversifie dans la chanson ultra-formatée, puis revient au cinéma en 2006 dans des longs-métrages aux succès mitigés, avant de partager l’écran en 2006 avec Meryl Streep, sous la direction de Robert Altman, dans «?The Last Show?». Le milieu de la mode s’intéresse à elle, plus pour sa capacité à créer l’émulation des adolescentes que pour son style. Elle est un temps égérie des marques italiennes Miu Miu et Fornarina, puis crée en 2008 sa propre ligne de leggings. La même année, Ungaro fait appel à elle pour son «?influence?» artistique et – face aux nombreuses critiques – la vire au terme du premier défilé portant sa patte.

Parallèlement, elle squatte la une des magazines à scandales, facilitant grandement le travail des paparazzis en posant un verre d’alcool à la main, l’œil hagard et la pupille dilatée. Aux photographies de boîtes de nuit suivent alors celles prises à la sortie de cures de désin-toxication ou celles capturées aux abords de cliniques de chirurgie esthétique. Conduite en état d’ivresse, non respect de mesures judi-ciaires et autres possessions de stupéfiants font partie des termes utilisés pour évoquer la starlette.

2011: REDEMPTION OU RECONVERSION?

Après un bref séjour en prison suite à un procès très médiatisé, le public a encore en tête les images de Lindsay Lohan dans le box des accusés. Ses ongles éloquents portant l’inscription «Fuck you», sa lippe tremblante et ses pleurs capricieux à l’écoute du verdict, le regard vide de son avocate qui devait penser que la célébrité de sa cliente lui rendrait la tâche plus facile… «Machete» – dans lequel l’actrice joue du gros calibre habillée en bonne soeur – pourrait bien lui permettre de retrouver la respectabilité et préparer le public à l’arrivée prochaine sur les écrans de «Inferno», le biopic dans lequel l’Américaine tient le rôle-titre de Linda Lovelace, première star du cinéma pornographique.

Fermer