L’univers rétro-futuriste de Janelle Monáe!

Ne parlez pas à Janelle Monáe de frontières, car dans son univers rétro-futuriste, elles n’ont pas lieu d’être. La jeune Américaine de 25 ans, native du Kansas, propose un mélange postmoderne de pop, soul, funk, rock et music-hall.

Ne parlez pas à Janelle Monáe de frontières, car dans son univers rétro-futuriste, elles n’ont pas lieu d’être. La jeune Américaine de 25 ans, native du Kansas, propose un mélange postmoderne de pop, soul, funk, rock et music-hall. Cette mini James Brown porte d’ailleurs sur elle sa singularité, avec ses tenues d’un autre temps et ses coiffures improbables.

Artiste dans l’âme depuis sa plus tendre enfance, Janelle Monáe commence par suivre les cours de l’American Academy of Dramatic Arts de New York. Mais très vite, elle se rend compte que les rôles à Broadway sont très limités et très stéréotypés pour une Afro-Américaine. Direction Atlanta. «Si cette ville était assez ouverte d’esprit pour saisir la vision d’Outkast, elle le serait également pour moi», raconte cette femme à l’imagination débordante. Elle rencontre Nate Wonder et Chuck Lightning, de Wondaland Arts Society. Avec eux, elle travaille sur son premier album «Metropolis», uniquement constitué de quelques titres. Elle y raconte l’histoire d’une cyborg qui se bat pour avoir le droit d’aimer. «Ce disque représentait la ville qui se trouvait dans ma tête», affirme-t-elle.

En 2005, cette Judy Garland des temps modernes aux faux airs de Grace Jones chante devant Big Boi, d’Outkast. Opération séduction réussie. Il propose à l’auteure-compositrice-interprète de participer à l’écriture du prochain album du groupe, sorti en 2006, et l’invite sur deux chansons, dont «Call the Law». Elle signera ensuite sur le label de P. Diddy, qui parle d’elle comme d’une «vraie visionnaire avec un son propre et une présence qui hypnotise». Sur son premier vrai album intitulé «The ArchAndroid», qui sortira le 18 juin, on retrouve le single «Tightrope», qu’elle interprète avec ce même Big Boi. Sur ce titre, l’androïde sentimentale en fuite s’est faite rattraper et se retrouve maintenant en hôpital psychiatrique!

Le magazine Vogue fait de Janelle Monáe «la première icône pop de la nouvelle décennie», alors que d’autres la comparent à une Prince au féminin! A la fois excentrique, intriguant et inspirant, Janelle Monaé nous conduit incontestablement dans son petit monde à elle, comme le montre la couverture de son nouvel opus, où l’on voit une ville sortir du sommet de son crâne… Un univers à mi-chemin entre Walt Disney et Salvador Dali, entre Stevie Wonder et Outkast. Tout simplement extraterrestre!

Janelle Monáe jouera, en exclusivité suisse, le 6 juillet au Montreux Jazz Festival.

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