30° Degrés Magazine - Franco Banfi

Franco Banfi
Dans les brumes de la mer d’Okhotsk

Texte: 30° Degrés Magazine: Laurent Grabet | Photo: Franco Banfi | Parution: 02.04.2020

Profitant de la courte fenêtre de dégel annuel, le célèbre photographe, plongeur et aventurier tessinois s’est confronté aux eaux de la mer d'Okhotsk, dans l’Extrême-Orient russe. Son objectif : immortaliser les baleines boréales. Il en a rapporté bien d’autres choses…

Franco Banfi… ce nom est familier de bien des lecteurs de notre magazine. Au fil des ans, les aventures aquatiques du plongeur et photographe ont marqué les esprits et surtout les rétines. Lauréat notamment du prestigieux prix « Wildlife Photographer of the Year », l’aventurier tessinois, aujourd’hui âgé de 61 ans, est l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de la photo subaquatique. Il a déjà, à ses risques et périls, nagé avec les requins-marteaux aux Bahamas, les baleines bleues au Sri Lanka, les bélugas dans le Grand Nord, les morses en Norvège et même avec un redoutable anaconda dans les eaux troubles amazoniennes… Il s’est aussi glissé sous d’immenses icebergs au Groenland.
En août dernier, toujours prêt aux défis, Franco Banfi s'envolait vers la mer d’Okhotsk, cette large parenthèse glacée délimitée par la longue péninsule du Kamtchatka et l’archipel des Kouriles, aux portes de l’Arctique. En tête, un objectif ambitieux : nager aux côtés des baleines boréales et les photographier !
Première étape : rejoindre par avion Khabarovsk, ville russe située à 30 km de la frontière de la Mandchourie chinoise.Il a ensuite fallu enchaîner sur 800 km dans un minibus jusqu’à Komsomolsk-sur-l’Amour, puis, de là, s’enfoncer dans la taïga en 4x4, pour finalement rallier en bateau la baie de Wrangel et une plage sur laquelle Franco et son équipe ont planté leur tente pendant dix jours. Loin de toute civilisation.

Discrète approche en paddleboard…
Allaient-ils parvenir à approcher les baleines boréales ? Ces mastodontes de 14 à 18 m de long, pouvant atteindre 100 tonnes et vivre jusqu’à 200 ans (record mondial pour les mammifères), comptent parmi les plus imposants cétacés au monde. Seules les intouchables baleines bleues sont plus lourdes. Parmi leurs particularités, les baleines boréales n’ont pas de nageoire dorsale, mais arborent une tache blanche caractéristique personnelle à chaque individu. Autre spécificité : elles chantent en permanence cinq mois durant et peuvent briser une banquise d’1 md’épaisseur d’un simple coup de tête ! Un graal pour un photographe animalier aventurier.

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