Cuba joyau tropical

Texte: 30° Degrés Magazine: Gavin’s Clemente Ruiz | Photo: Keystone

La première fois que Christophe Colomb y a posé le pied, il se serait écrié : «L’homme n’a jamais vu une aussi belle terre!». Plus de 500 ans après, l’affirmation semble toujours d’actualité lorsque l’on arrive sur cette île des Caraïbes joliment surnommée le «crocodile», en raison de sa forme étirée (1250 km de long pour 200 km de large).

Direction La Havane, la capitale de l’île, à bord d’un «coco-taxi» pour partir à la découverte des différentes facettes cubaines. Le vieux quartier, ou Habana Vieja, nous transporte à l’époque de la colonisation espagnole, avec ses vieilles maisons, ses anciens immeubles aux balcons en fer forgé, ses portes peintes en bleu, jaune ou rouge. Les couleurs du soleil, en fin de journée, donnent un charme fou à ces ruelles. Tiens, une Chevrolet 1954 passe sous nos yeux. Dans la calle Obispo, on fait du lèche-vitrines. Sur la plaza de Armas, entourée de bâtiments administratifs, les petits papys fument le cigare, l’un des symboles de cette île. Visiter une fabrique de cigares s’avère nécessaire, ne serait-ce que pour admirer quelquesunes des 170 étapes nécessaires à leur élaboration. Les amateurs iront directement à Vuelta Abajo, vers l’ouest, où la majeure partie des havanes se prépare. Déambulons encore entre toutes ces casas de La Havane ou dans l’étonnant quartier chinois. On imagine les gloires passées de ces belles demeures, comme sur la plazza Vieja ou près du paseo Martí, à l’ombre des majestueux lampadaires Art déco. Le temps s’est arrêté. C’est ici que l’on prend le pouls de la cité, au milieu des amoureux, des gamins, des parents, et autres Havanais, venus discuter, se promener ou parier sur la victoire d’une des équipes de baseball de la ville, les Metropolitanos ou les Industriales. Ouvrons les paris!

Une ambiance très festive

Très vite, nous voilà embarqués dans les discotecas, l’autre versant de la vie cubaine. On se déhanche de façon endiablée sur des rythmes tropicaux vers Miramar ou dans le Vedado. Il y en a pour tous les goûts, toutes les couleurs de musique, du tango à la salsa, en passant par le jazz latino. Mais il ne faut surtout pas manquer les peñas, sortes de fêtes populaires, où les percussions font chalouper les foules. On y boit du rhum, le Havana Club en tête. Cette boisson – que l’on consommera, difficilement, avec modération – est l’autre fierté de l’île. Le rón, distillé depuis le XVIème siècle, est blanc, doré ou ambré. On le sert en cocktail, dans le fameux Cuba libre, ou avec quelques glaçons, c’est selon. On raconte que le rhum aurait été inventé pour donner des forces aux pirates qui sévissaient dans les mers alentours… Aujourd’hui, les nouveaux pirates partent à la découverte des trésors immergés. Le rêve pour les fans de plongée. Car on l’oublie souvent: Cuba se situe au milieu d’un archipel d’une multitude d’îlots qu’il convient aussi d’explorer. A l’abordage! Les meilleurs spots sont l’île de la Jeunesse, la célèbre et historique baie des Cochons, mais surtout María la Gorda, sur la pointe ouest. Les fonds sont riches en épaves de bateaux et la faune aquatique viendra tranquillement taquiner votre hublot. Tous les plongeurs, quel que soit leur niveau, seront comblés, les déclivités étant très diverses. A terre, les randonneurs s’en donneront à coeur joie vers l’intérieur de l’île. Mais au besoin, la mer n’est jamais très loin

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