30° Degrés Magazine - Colombie

Colombie
Terre de café

Texte: 30° Degrés Magazine: Daniel Bauchervez | Photo: Jean-Baptiste Chauvin / Charly Boillot | Parution: 09.03.2020

En Colombie, les Andes se dispersent en une cacophonie de chaînes enchevêtrées, enserrant une multitude de vallées tropicales. Entre leurs replis, recoins touffus, plantations de café et cascades prospèrent à l’air des cimes.

La rumeur de Santa Marta et la chaleur torride de la côte caraïbe s’évaporent peu à peu au fil des lacets. La route se contorsionne entre deux murs de verdure, entrebâillés par moments sur quelques perspectives de hautes montagnes couvertes de végétation. Des rubans de brume matinale achèvent de se disloquer sous l’assaut du soleil équatorial et la lumière irradie intensément à travers les frondaisons.

Dans la poussière des pistes
Voilà Minca. À 650 m d’altitude, la bourgade se perche confusément sur les contreforts de la Sierra Nevada de Santa Marta — dont le lointain point culminant, le Cerro Kennedy (5’775 m), se couvre à l’occasion d’un inattendu chapeau neigeux. Un carrefour pour centre. Une église blanche cachée derrière un paravent de badamiers. Quelques échoppes et cambuses. Et, au milieu de tout ça, le ballet incessant des motos-taxis, toujours prêtes à affronter les pistes défoncées prenant le relais du ruban de goudron. Minca se résume à peu de choses.

Le long du camino raviné par les pluies fréquentes, le moteur tousse et les roues patinent. Les fougères et les bambous grimpent aux rideaux. Les ornières succèdent aux ornières. Enfin, après
30 minutes de ce traitement de choc, La Victoria est en vue, tapissée dans son recoin de nature, entre torrent, forêt tropicale humide et plantations de café. Fondé par des Britanniques en 1892, le beneficiadero, au domaine (bio) étendu sur près de 500 ha, fut longtemps l’un des plus gros producteurs d’arabica de la région. Les générations se sont succédé et, désormais, on y vient en pèlerinage pour découvrir ses installations romantiquement figées dans le temps. D’octobre à janvier, les billes rouges du café tout juste cueilli s’y écoulent en vrac dans la despulpadora, qui sépare les grains, ensuite fermentés et séchés.

Bien d’autres fincas, dans le secteur, cultivent le café ou le cacao. Que l’on s’y rende en moto, à VTT ou en randonnée, on en profite généralement pour pousser jusqu’aux chutes d’eau du Pozo Azul (le « puits bleu »), voire jusqu’aux Cascadas Marinka, pour s’immerger dans les divins bassins naturels creusés à leur pied.

À 3 jours de marche,la Cité Perdue
C’est l’abricot-pays (un drôle d’abricot XXL) qui lui a donné son nom. Amarré sur un torrent dévalant de la Sierra Nevada de Santa Marta, El Mamey n’a rien d’une destination de charme : une grosse poignée de baraques coagulées, atteinte par une autre piste défoncée — standard colombien. Après, il n’y a plus que la marche. Deux jours et demi de marche, précisément, à se hisser peu à peu sur les contreforts de la sierra, dans un tiercé (désordonné) de saignées boueuses griffées à l’ombre de la forêt, de gués et de passages terrassés de soleil. La pente est raide, parfois rude.

Au fil de l’ascension, le panorama tend au panoramique. Des ponts suspendus s’étirent au-dessus de torrents aux émanations glacées. Le chaos des montagnes est adouci par le vert exalté de la végétation, d’où émergent de rares pueblos habités par les Indiens Kogi, aux huttes serrées les unes contre les autres. Réfugiés ici pour échapper aux conquistadors, ils sont toujours là, dans leurs tenues blanches impeccables, veillant sur ce territoire sacré aux yeux de leurs aïeux.

Le soir, au campement, le hamac se balance dans un air de plus en plus frais. Le duvet n’est finalement pas de trop malgré l’humidité ambiante et les toits de tôle rouillée. La pluie tombe, détrempant tout. Puis le jour revient. Il s’agit, désormais, de grimper les 1’200 marches de pierre séculaires menant à la Ciudad Perdida. Pas vraiment une cité, mais un ensemble de terrasses rondes, taillées à flanc de montagne, où les ancêtres des Kogi avaient installé leurs demeures. Loin, très loin du monde.www.colombia.travel/fr

www.expotur-eco.com
www.turcoltravel.com
www.magictourcolombia.com


Avec NESCAFÉ, le café colombien se met au vert
La Colombie caracole depuis bien longtemps dans le peloton de tête des principaux pays producteurs de café (3e rang mondial en 2019). Plus d’un demi-million de familles s’y dédient à cette culture ! Les plus grandes marques mondiales y sont implantées, au premier titre desquelles Nescafé.
L’entreprise contribue ici à faire bouger les lignes, en soutenant, formant et donnant des plants à plus de 40’000 paysans (60 millions de caféiers auront été distribués d’ici fin 2020). L’optique : dépasser les 80 % de production responsable déjà atteints à la faveur du programme Grown Respectfully.
C’est ainsi que, en Colombie, les terres produisant pour la marque suisse dégagent un rendement supérieur à la moyenne, avec plus de 1,2 tonne d’arabica à l’hectare. Nescafé soutient près d’1 million de petits producteurs à travers le monde, en leur dispensant, en partenariat avec la Rainforest Alliance, des conseils techniques favorisant aussi pratiques durables et lutte contre le changement climatique.
www.nescafe.ch

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