30° Degrés Magazine - Adrian Margelist

Adrian Margelist
L’intuition comme étoile

Texte: 30° Degrés Magazine: Laurent Grabet | Photo: Sédrik Nemeth | Parution: 10.01.2019

Il n'a pas fallu plus de 18 mois à Adrian Margelist, le nouveau Chief Creative Officer de Mammut, pour réussir avec toute son équipe à relancer la célèbre société argovienne fondée en 1862. À la veille de la sortie de la collection 2019, ce créatif surdoué revient sur la trajectoire qui l’a vu passer d’une famille modeste de Brigue (VS) aux sommets de la mode et de l’outdoor.

Début 2017, la société Mammut trébuche : les ventes glissent, les comptes passent dans le rouge. Il est temps de réagir. À la surprise générale, la société argovienne parvient à débaucher Adrian Josef Margelist, directeur artistique en vue dans le monde de la mode, alors en poste chez le maroquinier allemand Liebeskind. Son défi : dépoussiérer l’image de la marque et relancer la machine (voir l’encadré).
Margelist n’est pas un inconnu, loin de là. Diplômé du prestigieux Istituto Marangoni milanais, le jeune homme a travaillé chez Vivianne Westwood, dessiné des soieries utilisées par les plus grands couturiers de la planète, chapeauté le département design d’Esprit, puis du maroquinier coréen MCM – l’occasion de multiplier les voyages vers cette Asie qu’il aime tant et qui l’inspire. En 2011, Margelist décroche la timbale : une nomination aux WGSN Global Fashion Awards, les oscars de la mode.

L’arrivée chez Mammut
Rencontrer un designer n’est jamais exempt de quelques a-priori : sera-t-il ce créatif un peu blasé à l’égo boursouflé que l’on imagine ? Certes non. Le Haut-Valaisan, âgé de 43 ans, est un homme simple, les pieds puissamment ancrés sur terre, pour qui le respect est une valeur centrale. Malgré un emploi du temps surchargé, que trahit l’immense calendrier richement annoté trônant dans son bureau, Margelist ne compte ni son temps, ni ses efforts. L’homme, tout de noir vêtu comme à son habitude, son fidèle Stetson noir vissé sur le crâne, se prête au jeu avec professionnalisme et décontraction, sans jamais se départir d’un air joyeux et serein.
Son virage chez Mammut ? « Je ne m’attendais pas à cette proposition mais, pour moi, elle a tout de suite fait figure d’évidence. J’ai accepté avant même que nous ayons discuté des conditions, raconte Adrian Margelist. Une année et demie plus tard, je sens que Mammut pourrait bien être ma destination professionnelle finale. J’ai l’impression d’avoir toujours travaillé ici. Mon intuition de départ était la bonne ! » Intuition... Cette « capacité à savoir suivre la justesse de son ressenti immédiat plutôt qu’une longue analyse semblant plus rationnelle » a toujours réussi à Margelist. (...)

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